Quatre moyens d’animation pour faire avancer votre communauté

Quatre moyens d’animation pour faire avancer votre communauté

L’équipe Let’s Co de Crest (dans la Drôme) reçoit Jean-Michel Cornu la semaine prochaine pour deux journées de réflexion. Si vous avez des questions à poser sur l’animation de communautés, n’hésitez pas à écrire un commentaire à ce post, nous relaierons et nous vous tiendrons au courant de nos échanges.

En attendant, voici un extrait du livre de Jean-Michel Cornu Le Guide de l’Animateur, Une heure par semaine pour animer une communauté.

« Comment faciliter l’entraide, les échanges, les projets collectifs ? Cela nécessite 4 types d’activités. Souvent, les groupes en négligent l’une ou l’autre qui devient alors leur maillon faible.

Les quatre activités

  • Informations. Ces flux d’actualités permettent au plus grand nombre, dans et en dehors de la communauté, de suivre régulièrement ce qui se passe, de « s’accrocher au wagon ».
  • Rencontres. Qu’ils soient en présentiel ou à distance, ces moments synchrones accélèrent les projets et facilitent l’implication des plus actifs.
  • Discussions entre les rencontres. Ces échanges asynchrones (tout le monde ne suit pas au même moment) sont très importants, en particulier pour ceux qui sont en posture d’observateurs, qui ne participent pas aux rencontres (ou pas à toutes) , mais qui pourront par la suite s’impliquer dans un projet tout en ayant suivi que partiellement son déroulement.
  • Espace de partage. Contrairement aux « informations-actualités », dont le temps efface souvent la trace, il s’agit de classer les informations afin de les retrouver, quel que soit le moment où elles ont été diffusées. Un nouvel arrivant dans le groupe ou une personne jusque-là peu impliquée doit pouvoir trouver facilement une information, même ancienne, si l’on veut faciliter son implication. »
Source : Jean-Michel Cornu Le Guide de l’Animateur, Une heure par semaine pour animer une communauté. Cet ouvrage est disponible à partir de cette page du site de Jean Michel Cornu. Vous devrez seulement renseigner votre email.

Les fondamentaux du crowdfunding

Le crowdfunding, tout le monde en a entendu parler, mais personne ne sait vraiment l’expliquer. En tout cas, pas complètement. Voici quelques éclairages de base sur un mode de financement qui a plus que jamais de l’avenir.

Financer un projet

Financer l’idée d’un porteur de projet. Source de l’image.

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

 

Le crowdfunding ou financement participatif décrit un mode de financement faisant appel à un très grand nombre d’investisseurs, dans le but de récolter des fonds pour un projet. Ce système permet à un porteur de projet d’être mis en relation avec une communauté d’internautes qui souhaitent le soutenir financièrement.  Comment ? Par l’intermédiaire d’un site ou d’une plateforme Internet.

Le terme « crowdfunding » décrit dès lors un ensemble d‘outils et de méthodes de transactions financières entre les individus, avec peu ou pas d’intermédiaires du monde financier traditionnel.

Les variantes du crowdfunding

 

Le don avec ou sans contrepartie

 

Le don est la plus ancienne forme de crowdfunding. Initialement très utilisé dans le financement de projets humanitaires, il s’est aujourd’hui étendu à toutes sortes de projets. On peut distinguer deux catégories de don : le don avec contrepartie et le don sans contrepartie.

Lors d’une campagne de don avec contreparties, l’internaute « donne » une somme d’argent à un porteur de projet en échange d’une contrepartie, le plus souvent matérielle.  En échange de ce « don », le porteur de projet s’engage à envoyer un goodie (un objet promotionnel) ou parfois, son produit en « avant-première ». Bref, l’internaute préachète quelque chose qui n’existera que si les internautes acceptent de le préacheter !

Lors d’une campagne de don sans contreparties, en revanche, les dons sont désintéressés ; aucune contrepartie n’est proposée en échange du soutien financier.

Le don avec ou sans contrepartie est le mode de financement participatif emblématique. Et la raison est simple : le concept est souple. Si vous avez besoin de fonds pour financer un objet innovant, un événement,  votre entreprise – bref, n’importe quoi, ou presque -, vous demandez aux internautes de vous aider financièrement, selon leurs moyens.

Exemple : une personne veut collecter des fonds pour enregistrer son disque. En cas de don avec contrepartie, elle peut par exemple proposer aux contributeurs de leur envoyer son disque, une fois celui-ci enregistré et produit.

L’investissement participatif ou crowdequity 

 

Dans le cas d’un investissement participatif, l’internaute accepte d’investir dans un projet, à condition d’acquérir des parts dans l’entreprise financée, directement ou indirectement.

Exemple : une entreprise a besoin de 75 000€. Un internaute investit en contrepartie de parts de l’entreprise (le nombre de parts sociales sera calculé en fonction de l’investissement). Le contributeur devient donc « un actionnaire » de l’entreprise qu’il soutient financièrement.

Le prêt participatif ou crowdlending

 

L’internaute prête une somme d’argent au porteur de projet afin de le financer. La somme prêtée va lui être remboursée par mensualité, avec ou sans intérêts, et sur un délai prédéfini.

Exemple : un boulanger a besoin de 10 000€ pour l’achat d’un nouveau four à pain. Ses « prêteurs » vont être remboursés chaque mois de X euros, pendant X mois.

Bref, vous l’aurez, à chaque projet, sa solution. À chaque projet, son crowdfunding !

Fédérez votre communauté avant de lancer un financement participatif !


Poursuivre la lecture

Animation de communauté : le rôle du facilitateur

Comment animer une communauté de personnes qui n’ont pas le temps, quand on n’a soi-même pas le temps ? Avec une organisation bien rodée, l’animation de communauté peut être facilitée. La ressource clé ? Le facilitateur.

Animer une communauté grâce à un facilitateur. Animer une communauté grâce au facilitateur ! Source de l’image


Qu’est-ce que c’est, un facilitateur ?

Le facilitateur possède un rôle d’animation de groupe. Il est la personne qui aide la communauté à vivre et à se développer ; il facilite le lien entre les projets et la communauté, en s’assurant notamment de l’existence de rencontres physiques et d’échanges sur internet.

Grâce à une organisation particulière, le facilitateur, avec une heure par semaine, peut efficacement gérer le rôle d’animation de communauté.

Animer une communauté : 4 clés pour gagner du temps

Avant toute chose, gardez à l’esprit que même si vous êtes le facilitateur, vous ne devez pas être seul ! Démarrez avec quelques éléments forts : 3 à 12 personnes qui initient la communauté. Si la communauté existe déjà, trouvez quelques volontaires. Vos principales tâches initiales seront les suivantes :

  1. Trouvez 2 ou 3 projets. Au lieu de créer une communauté autour d’un seul projet, ayez plusieurs projets autour d’une communauté. Avec ces projets, les membres auront un sentiment d’activité, ce qui impliquera plus de participation.
  2. Essayez d’avoir une centaine de membres: Avec 10 ou 20% de taux de participation, avoir une centaine de membres vous permet d’avoir toujours une dizaine de participants. Le niveau d’activité sera suffisant et incitera de nouveaux membres à participer.
  3. Ayez un lieu de rencontre. Prévoyez la possibilité de vous réunir physiquement, ou en ligne lorsque la rencontre physique n’est pas possible ou pas nécessaire.
  4. Ayez un outil pour discuter entre les rencontres. Un outil asynchrone ou « push » (qui arrive directement dans la boite mail de chaque participant, plutôt que de lui demander d’aller sur un site) permet de toucher les « observateurs » qui ne sont pas encore actifs dans le groupe.

Préparer le suivi des projets

Pour suivre vos projets efficacement, il est nécessaire de mettre en place une feuille de suivi (un simple tableau, partagé sur un framacalc par exemple) contenant les coordonnées des référents des différents projets (adresse email, numéro de téléphone, identifiant Skype ou Snapchat, etc.) et le moment auquel les joindre.

mobilisation de communauté

Préparez le suivi de vos projets

Tâchez d’obtenir un retour périodique sur l’avancement des projets ; contactez chaque référent environ une fois par mois. Partagez l’essentiel de cette discussion avec les autres.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un plan d’action complet ; ce qui est important, c’est que chaque projet ait une « prochaine étape » bien définie.

En effet, le partage de la prochaine étape avec le reste de la communauté permet de faciliter la participation au projet de nouveaux membres. En effet, si les membres de la communauté voient passer des informations sur l’avancement des projets, ils auront tendance à poser des questions, à fournir des éléments de leur veille qui pourraient intéresser le reste de la communauté, à indiquer une personne ressource etc.

Ce que le facilitateur doit faire chaque semaine

Chaque semaine, le facilitateur bloque une heure – et seulement une heure – durant laquelle il avance au maximum. Le principal est que chaque semaine, la communauté voit les choses avancer. Les 3 choses à faire :

  1. Contactez entre 1 et 3 référents de projets (en priorité ceux qui n’ont pas publié sur la liste depuis longtemps). Posez-leur 3 questions :
  • Quelle est la prochaine étape ?
  • À quelle date ?
  • Cette information se retrouve-t-elle sur la liste ?
  1. Vérifiez qu’une date générale soit fixée pour la prochaine réunion générale de la communauté. Si tel n’est pas le cas, lancer un sondage Framadate.

  2. Vérifier que l’info est bien passée sur la mailing list ou faites la passer vous-même.

Même si la plupart des membres de la communauté ne verront pas directement votre action, considérez qu’il s’agit d’un « rendez-vous avec la communauté ». Prenez ce rendez-vous avec autant de sérieux que n’importe quel rendez-vous :

  1. Choisissez la date et l’heure, et inscrivez-la dans votre agenda. N’hésitez pas à changer de plage horaire afin de vous adapter aux horaires des référents.
  2. Si vous risquez de ne pas pouvoir garder la même heure pendant plus d’une semaine, trouvez quelqu’un qui pourra vous aider en appelant les référents les semaines où vous êtes indisponible.
  3. Si vous avez un empêchement, n’annulez pas le rendez-vous; déplacez-le à un autre moment de la semaine.
  4. Dans le cas où vous ne pourriez plus assurer le rôle de facilitateur, prévenez la communauté et trouvez/formez un nouveau facilitateur.

 

Et vous, quelles sont vos astuces pour animer efficacement une communauté en ligne ? Avez-vous déja était en position de facilitateur d’une communauté en ligne ou prévoyez-vous de le faire ?

Article adapté du webinaire de Jean-Michel Cornu  « Le facilitateur, le rôle clé pour l’animation de communauté« , rédigé par Stéphane pour Let’s Co.

Pour prolonger cette lecture vous pouvez télécharger le livre de Jean-Michel Cornu "Le Guide de l'Animateur" 1 heure par semaine pour animer une communauté, aux éditions Fip.

Télécharger gratuitement "Le Guide de l'Animateur"