Lancement du site de l’association Déclic CNV & Education

C’est avec une certaine fierté que nous vous annonçons le lancement du nouveau site de l’association Déclic CNV & Education. Plusieurs pages sont en construction mais n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

La plateforme dispose d’un blog, permet la création de profils pour rejoindre la communauté des acteurs de la CNV dans l’éducation, la création de groupes, et explique l’histoire et la raison d’être de l’association.

 

La page d’accueil du site Déclic CNV & Education

La communication NonViolente dans les familles et dans les structures accueillant des enfants et des jeunes

 

Pour en savoir plus

Voici une présentation par Catherine Schmider de la vocation de l’association créée fin 2014 pour oeuvrer à la transformation de la pratique éducative en France.

Organisations et communautés

Organisations et communautés

« Si une organisation désire cultiver des communautés, il s’agira aussi de créer un contexte dans lequel ces communautés peuvent s’épanouir. Aujourd’hui, de nombreuses communautés de pratique évoluent au sein ou au travers d’organisations qui les influencent de bien des façons. Et la plupart des échecs communautaires sont au moins partiellement attribuables à un manque de compréhension ou d’appui de la part des organisations. L’aspect organisationnel constitue donc un facteur de réussite déterminant de l’équation.


La création d’un tel environnement n’est pas une tâche facile. Nos organisations ont vu le jour à une époque où le processus formel était plus important comme source de création de valeur que le savoir, l’apprentissage et l’interprétation active. L’engagement personnel et l’attention à l’apprentissage qui sont l’empreinte des communautés de pratique épanouies y trouveront donc moins bon accueil. Il ne s’agit pas ici de diaboliser les organisations et d’idéaliser les communautés. Les unes et les autres ont leur côté sombre.


Tout comme les organisations peuvent être bureaucratiques, âprement politiques, et concentrées sur des mesures improductives, les communautés peuvent être étroites d’esprit et discriminatoires. Mais elles ont toutes les deux leur bon côté. De la même manière que les communautés créent un contexte pour l’identité professionnelle et l’apprentissage des praticiens, les organisations offrent aux communautés un contexte caractérisé par les défis majeurs, la coordination complexe et la gestion délibérée des ressources.


Je ne crois pas que les communautés soient destinées à remplacer les organisations. Au lieu de choisir entre les structures, il convient de les intégrer de façon productive. Les organisations et les communautés ont toujours coexisté, menant des vies parallèles, pour ainsi dire. Aujourd’hui, elles doivent apprendre à se reconnaître mutuellement et à collaborer de manière à ce que chacune permette à l’autre de faire le travail qu’elle sait mieux faire. »

Etienne Wenger, extrait de la préface du rapport du CEFRIO : Travailler, Apprendre et Collaborer en Réseau, publié en 2005, dont vous trouverez une version synthétique et à jour sur le site communaute.cefrio.qc.ca. Sont abordés :  

  1. la définition et l’utilité d’une communauté de pratique
  2. la planification, l’outillage et le lancement d’une communauté de pratique
  3. la maturité et l’évolution de l’organisation et de la communauté de pratique

Merci de nous lire et bonnes lectures !

Quatre moyens d’animation pour faire avancer votre communauté

Quatre moyens d’animation pour faire avancer votre communauté

L’équipe Let’s Co de Crest (dans la Drôme) reçoit Jean-Michel Cornu la semaine prochaine pour deux journées de réflexion. Si vous avez des questions à poser sur l’animation de communautés, n’hésitez pas à écrire un commentaire à ce post, nous relaierons et nous vous tiendrons au courant de nos échanges.

En attendant, voici un extrait du livre de Jean-Michel Cornu Le Guide de l’Animateur, Une heure par semaine pour animer une communauté.

« Comment faciliter l’entraide, les échanges, les projets collectifs ? Cela nécessite 4 types d’activités. Souvent, les groupes en négligent l’une ou l’autre qui devient alors leur maillon faible.

Les quatre activités

  • Informations. Ces flux d’actualités permettent au plus grand nombre, dans et en dehors de la communauté, de suivre régulièrement ce qui se passe, de « s’accrocher au wagon ».
  • Rencontres. Qu’ils soient en présentiel ou à distance, ces moments synchrones accélèrent les projets et facilitent l’implication des plus actifs.
  • Discussions entre les rencontres. Ces échanges asynchrones (tout le monde ne suit pas au même moment) sont très importants, en particulier pour ceux qui sont en posture d’observateurs, qui ne participent pas aux rencontres (ou pas à toutes) , mais qui pourront par la suite s’impliquer dans un projet tout en ayant suivi que partiellement son déroulement.
  • Espace de partage. Contrairement aux « informations-actualités », dont le temps efface souvent la trace, il s’agit de classer les informations afin de les retrouver, quel que soit le moment où elles ont été diffusées. Un nouvel arrivant dans le groupe ou une personne jusque-là peu impliquée doit pouvoir trouver facilement une information, même ancienne, si l’on veut faciliter son implication. »
Source : Jean-Michel Cornu Le Guide de l’Animateur, Une heure par semaine pour animer une communauté. Cet ouvrage est disponible à partir de cette page du site de Jean Michel Cornu. Vous devrez seulement renseigner votre email.

Animation de communauté : le rôle du facilitateur

Comment animer une communauté de personnes qui n’ont pas le temps, quand on n’a soi-même pas le temps ? Avec une organisation bien rodée, l’animation de communauté peut être facilitée. La ressource clé ? Le facilitateur.

Animer une communauté grâce à un facilitateur. Animer une communauté grâce au facilitateur ! Source de l’image


Qu’est-ce que c’est, un facilitateur ?

Le facilitateur possède un rôle d’animation de groupe. Il est la personne qui aide la communauté à vivre et à se développer ; il facilite le lien entre les projets et la communauté, en s’assurant notamment de l’existence de rencontres physiques et d’échanges sur internet.

Grâce à une organisation particulière, le facilitateur, avec une heure par semaine, peut efficacement gérer le rôle d’animation de communauté.

Animer une communauté : 4 clés pour gagner du temps

Avant toute chose, gardez à l’esprit que même si vous êtes le facilitateur, vous ne devez pas être seul ! Démarrez avec quelques éléments forts : 3 à 12 personnes qui initient la communauté. Si la communauté existe déjà, trouvez quelques volontaires. Vos principales tâches initiales seront les suivantes :

  1. Trouvez 2 ou 3 projets. Au lieu de créer une communauté autour d’un seul projet, ayez plusieurs projets autour d’une communauté. Avec ces projets, les membres auront un sentiment d’activité, ce qui impliquera plus de participation.
  2. Essayez d’avoir une centaine de membres: Avec 10 ou 20% de taux de participation, avoir une centaine de membres vous permet d’avoir toujours une dizaine de participants. Le niveau d’activité sera suffisant et incitera de nouveaux membres à participer.
  3. Ayez un lieu de rencontre. Prévoyez la possibilité de vous réunir physiquement, ou en ligne lorsque la rencontre physique n’est pas possible ou pas nécessaire.
  4. Ayez un outil pour discuter entre les rencontres. Un outil asynchrone ou « push » (qui arrive directement dans la boite mail de chaque participant, plutôt que de lui demander d’aller sur un site) permet de toucher les « observateurs » qui ne sont pas encore actifs dans le groupe.

Préparer le suivi des projets

Pour suivre vos projets efficacement, il est nécessaire de mettre en place une feuille de suivi (un simple tableau, partagé sur un framacalc par exemple) contenant les coordonnées des référents des différents projets (adresse email, numéro de téléphone, identifiant Skype ou Snapchat, etc.) et le moment auquel les joindre.

mobilisation de communauté

Préparez le suivi de vos projets

Tâchez d’obtenir un retour périodique sur l’avancement des projets ; contactez chaque référent environ une fois par mois. Partagez l’essentiel de cette discussion avec les autres.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un plan d’action complet ; ce qui est important, c’est que chaque projet ait une « prochaine étape » bien définie.

En effet, le partage de la prochaine étape avec le reste de la communauté permet de faciliter la participation au projet de nouveaux membres. En effet, si les membres de la communauté voient passer des informations sur l’avancement des projets, ils auront tendance à poser des questions, à fournir des éléments de leur veille qui pourraient intéresser le reste de la communauté, à indiquer une personne ressource etc.

Ce que le facilitateur doit faire chaque semaine

Chaque semaine, le facilitateur bloque une heure – et seulement une heure – durant laquelle il avance au maximum. Le principal est que chaque semaine, la communauté voit les choses avancer. Les 3 choses à faire :

  1. Contactez entre 1 et 3 référents de projets (en priorité ceux qui n’ont pas publié sur la liste depuis longtemps). Posez-leur 3 questions :
  • Quelle est la prochaine étape ?
  • À quelle date ?
  • Cette information se retrouve-t-elle sur la liste ?
  1. Vérifiez qu’une date générale soit fixée pour la prochaine réunion générale de la communauté. Si tel n’est pas le cas, lancer un sondage Framadate.

  2. Vérifier que l’info est bien passée sur la mailing list ou faites la passer vous-même.

Même si la plupart des membres de la communauté ne verront pas directement votre action, considérez qu’il s’agit d’un « rendez-vous avec la communauté ». Prenez ce rendez-vous avec autant de sérieux que n’importe quel rendez-vous :

  1. Choisissez la date et l’heure, et inscrivez-la dans votre agenda. N’hésitez pas à changer de plage horaire afin de vous adapter aux horaires des référents.
  2. Si vous risquez de ne pas pouvoir garder la même heure pendant plus d’une semaine, trouvez quelqu’un qui pourra vous aider en appelant les référents les semaines où vous êtes indisponible.
  3. Si vous avez un empêchement, n’annulez pas le rendez-vous; déplacez-le à un autre moment de la semaine.
  4. Dans le cas où vous ne pourriez plus assurer le rôle de facilitateur, prévenez la communauté et trouvez/formez un nouveau facilitateur.

 

Et vous, quelles sont vos astuces pour animer efficacement une communauté en ligne ? Avez-vous déja était en position de facilitateur d’une communauté en ligne ou prévoyez-vous de le faire ?

Article adapté du webinaire de Jean-Michel Cornu  « Le facilitateur, le rôle clé pour l’animation de communauté« , rédigé par Stéphane pour Let’s Co.

Pour prolonger cette lecture vous pouvez télécharger le livre de Jean-Michel Cornu "Le Guide de l'Animateur" 1 heure par semaine pour animer une communauté, aux éditions Fip.

Télécharger gratuitement "Le Guide de l'Animateur"

Fédérez votre communauté avant de lancer un financement participatif

Fédérez votre communauté avant de lancer un financement participatif

Vous pensez mettre en place une campagne de financement participatif pour créer votre projet ? Vous avez planché sur ce type de campagne et vous êtes sur le point de la démarrer ? Bien ! Développer une communauté en ligne vous aidera à améliorer considérablement vos résultats et à développer un groupe de contributeurs actifs avant, pendant et après votre campagne.

Une communauté en ligne, c’est quoi ?

 

Une communauté en ligne peut être définie comme un groupe de personnes partageant – sur le webla même passion, les mêmes valeurs ou la même vision, et acceptant d’accorder leur attention, d’ouvrir leurs réseaux et parfois leurs portefeuilles.

Elle permet donc à ses membres de partager des informations, de faire des suggestions, de répondre à des idées, mais aussi de mettre en commun toutes sortes de ressources.

Le résultat ? Un espace propice à la participation et à la co-construction.

« C’est là que ça se passe »
Source : The Beauty of Conversations

Deux types de communautés en ligne

La communauté ‘territoriale’

Dans une communauté ‘territoriale’, les membres partagent un territoire. Par exemple, si vous collectez des fonds pour créer un magasin coopératif et participatif dans votre ville, votre principal public sera constitué d’habitants de la ville.

La communauté ‘nationale’ ou ‘internationale’

Dans une communauté ‘nationale’ ou ‘internationale’, les membres partagent la même langue. Par exemple, si vous vous lancez dans la réalisation d’un film documentaire sur la revitalisation des centres villes dans les petites villes de province, votre public peut habiter n’importe où pour autant qu’il se sente concerné par votre projet.

« Il vous faut créer un maximum d’interactions entre les rencontres en face à face et les échanges réalisés en ligne. » Mickaël Berrebi, co-fondateur de Let’s Co.

internetDe l’intérêt de se concentrer sur les conséquences des réseaux numériques sur le monde physique.
Source de l’image : Denis Skley via Flick’r – CC BY 2.0

Comment créer une communauté en ligne ?


Fédérer une communauté ‘territoriale’

Si vous souhaitez créer une communauté ‘territoriale’, un de vos objectifs consiste à mobiliser l’attention des habitants vers votre communauté en ligne, dans le but de stimuler les échanges entre les membres sur le Web.

Pour ce faire, vous avez besoin d’une plateforme permettant la constitution de votre communauté : un blog, un groupe de discussion, une page sur les réseaux sociaux. Ensuite, faites connaître votre vision et votre communauté en ligne dans le monde réel. Pour cela, vous pouvez par exemple :

  • Disposer des plaquettes d’information ou des affiches dans les cafés, les épiceries, les commerces, etc. ;
  • Organiser des rencontres pour présenter votre projet ;
  • Inviter des journalistes ou tout autre acteur de l’information pouvant être concerné.


Gardez à l’esprit que la réussite de votre campagne dépend étroitement des pratiques de partage et de publication des personnes que vous allez réunir : plus ces personnes seront avancées dans leur usage de l’email ou des médias sociaux, plus la distribution de l’information pourra être efficace.

Fédérer une communauté ‘nationale’ ou ‘internationale’

Si votre communauté en ligne porte sur une zone géographique étendue rendant impossible la rencontre en face à face, votre zone d’action se concentrera sur le web.

Commencez par un travail de recherche et d’indexation des communautés avec lesquelles échanger : sites web, blogs, pages Facebook, utilisateurs de Twitter, de Google Plus etc.  Si vous avez déjà un réseau conséquent ou une liste de contacts qualifiés, commencez par là.

recherche-internet-social-media

La recherche, une activité clés pour identifier les bons contacts et les ressources
pertinentes pour votre communauté. Source de l’image : Netpublic.fr

Comment votre communauté peut vous aider

Bien organisées, les communautés en ligne peuvent augmenter considérablement vos chances de succès ! Voici comment.

AVANT le lancement de la campagne

Utilisez la communauté comme un moyen de tester les hypothèses sous-jacentes de votre campagne. Questionnez votre message, votre concept, votre image. Posez des questions et impliquez la communauté concernant votre campagne avant son lancement ; collectez des avis et des commentaires sur ce qui a le plus de chances de fonctionner.

Servez-vous la communauté en ligne pour accroître votre liste d’ambassadeurs, de sponsors, de donateurs ou d’investisseurs potentiels.

Demandez aux membres de votre communauté d’inviter d’autres personnes à rejoindre le mouvement. Bref, ouvrez un maximum de portes à tous les soutiens potentiels !

PENDANT la campagne

Durant votre campagne, les destinataires peuvent avoir des questions précises sur votre projet. Si répondre au cas par cas est parfois nécessaire, n’hésitez pas à publier les questions/réponses de vos utilisateurs pour toute la communauté : les membres pourront s’aider les uns les autres.

Créez des dispositifs pour stimuler la discussion, l’interaction et le partage d’idées entre les utilisateurs. Pensez vos dispositifs de communication pour permettre à votre communauté de s’approprier et d’adapter vos messages.

Surtout, profitez des blogs, de Facebook, Twitter, Youtube, ou Google. Utilisez ces plateformes et tirez-en parti ! N’hésitez pas non plus à profiter des carnets d’adresses de vos membres.

 


Image adaptée de The Art of Meaningfull Conversations


APRES la campagne

Les pages de projets sur les plateformes de crowdfunding cessent trop souvent d’être animées une fois la campagne terminée… Gardez à l’esprit que votre communauté fait partie intégrante du succès de votre projet. Remerciez la, informez la de vos progrès, partagez des photos, des vidéos de l’avancement du projet. Maintenez le contact et permettez à ceux qui le souhaitent de s’investir d’avantage.

Et n’oubliez pas qu’une communauté en ligne qui vous a accompagné depuis le début de votre projet peut devenir un vrai soutien pour d’autres activités.

 

Adapté par Thomas et Stéphane depuis l’article Why You Want to have an Online Community before and during a Crowdfunding Campaign, écrit par de Bill Eager, auteur et expert en marketing.

Présentation de Let’s Co à l’Usine Vivante

Présentation de Let’s Co à l’Usine Vivante

A l’Usine Vivante, où une partie de notre équipe est résidente depuis septembre dernier, sont organisés des moments pour que les organisations se présentent aux autres résidents.
Cette fois, c’était à Let’s Co de se présenter.
 
Le 5 décembre 2016, Mickaël Berrebi et Sylvain Dumas ont présenté les activités de Let’s Co, ils ont montré quelques réalisations et ont partagé avec d’autres résidents de l’Usine Vivante, tiers lieux en cours de création à Crest dans la Drôme, leurs projets et leur vision pour les années qui viennent. 
 
Petit compte rendu d’une heure de présentation et de discussion avec Sylvain et Mickaël.
 

C’est quoi Lets Co ?

 
Lets Co édite des plateformes web d’animation de communautés et de financement participatif. A ce titre, Let‘s Co fournit pa exemple le logiciel utilisé par la banque La Nef pour proposer Zeste.coop, le site qui a hébergé la campagne de crowdfunding de l’Usine vivante en septembre dernier, dont vous avez sans doute entendu parler.
 
« Le travail de Let‘s Co, c’est de faire participer des gens à des projets. »
explique Mickaël Berrebi, co-fondateur du projet. Mickaël poursuit :
« notre métier est donc à cheval entre : une offre technique, mettre à disposition d’organisation des plateformes collaboratives, et une offre de conseil, d’accompagnement et de formation, pour aider les organisations à mobiliser une communauté autour de leur projet, d’un événement, une campagne de financement, de mobilisation ou de communication, d’un concours ou autre.Cela prend la forme d’animations en ligne mais aussi de rencontres en en face à face, detravail en groupe... » 
C’est l’interaction entre ces activités en ligne et en présence, qui est au coeur de la réussite d’un projet.

Mickaël Berrebi Cofondateur de Let's Co
Mickaël Berrebi, co-fondateur de Let’s Co 

L’histoire de Let‘s Co commence en 2008 avec une association fondée à Lyon par Jérémy Camus dénommée Xetic (qui a depuis fusionné avec l’association Entrepreneurs du Monde. Let’s Co est donc né avec l’apport de la microfinance au secteur de la solidarité internationale. Si vous ne connaissez pas Kiva.org ou Babyloan.org allez jeter un oeil.

Aujourd’hui Let’s Co se développe au service d’associations, de collectivités, de réseaux d’acteurs de l’économie sociale et solidaire et du développement local, en France principalement, sans exclure un développement à l’international dans des pays du Sud dans les années à venir. La volonté est de permettre à des organisations de petite taille de bénéficier des développements de la plateforme financés par des organisations de taille plus importante. Nous souhaiterions à terme permettre un usage presque gratuit de la plateforme, comme nous le faisons pour les SEL (Systèmes d’Echanges Locaux, tel que le Sel  des Cabornes), mais il nous faut construire le modèle économique le permettant.
 

La valeur ajoutée de Let’s Co ?

 
Ce que Let’s Co souhaite apporter comme valeur ajoutée, c’est que des projets comme l’Usine Vivante par exemple puissent rester et consolider le lien avec leurs bénévoles, adhérents, résidents et leurs soutiens locaux, pour créer un écosystème actif et porteur au service du projet.
 
« La valeur ajoutée, ce n’est pas seulement le site web, c’est surtout d’assister et d’amplifier l’intention et les pratiques communautaires qui le structurent » résume Mickaël.
« Renforcer et outiller une communauté en soutien à un projet, c’est ça la mission Let’s Co. » souligne Sylvain.
 Concrètement, deux exemples de plateformes mis en place par Let’s Co : le concours Fablife d’Handicap International et le PTCE Domb’Innov.
 
Le concours Fablife, organisé par l’ONG Handicap International, est organisé pour mettre en valeur les parents d’enfants handicapés qui ont développé des astuces pour gérer la problématique de leur enfant. Les parents y gagnent un peu de reconnaissance en partageant leur fabrication dans une logique open source. Les parents mettent en avant une innovation, par exemple le ferme porte, ils décrivent leur fabrication, ils peuvent échanger dans des logiques de réseaux sociaux, d’autres parents vont devenir fan, suivre les actualités ou aimer le projet. Vous pouvez télécharger les plans de l’invention aussi, d’où la référence à l’open source : pas de brevet, du partage pour le plus grand nombre ! Parfois les plans sont maquettés de manière très détaillée pour que d’autres personnes puissent le répliquer ou que d’autres qui travaillent dans un fablab puissent l’améliorer ou que d’autres qui ont une petite production industrielle, puissent le produire à plus grande échelle afin que ce qui était de l’artisanat ou du bricolage soit mis à la portée du plus grand nombre. Là, nous sommes dans la mise en valeur d’initiatives, la création de liens entre les personnes, et ça marche car le concours est reconduit depuis plusieurs années. 
 
Autre client, Domb’Innov, à qui Lets Co fourni une plateforme. Domb’Innov, c’est un PTCE, un pôle territorial de coopération économique. Un PTCE est un  rassemblement d’acteurs, par exemple des structures d’insertion ou une association de parents autour d’une crèche, des entreprises comme une brasserie du territoire. Le PTCE réunit une multitude d’acteurs qui se retrouve dans une structure juridique, et la mission de cette structure consiste à mettre en valeur tous les acteurs qui la composent. 
 
A la base, la mission de Let’s Co a été d’animer sur le territoire de la Dombes des forums ouverts, pour faire émerger des idées de projets par les habitants. Puis, ces idées ont été mises sur une plateforme web pour permettre la mise en réseaux de personnes compétentes et motivées pour soutenir ces projets, rester au courant des actualités d’un projet. Puis, il y a eu un travail d’accompagnement des porteurs de projet avec un partenariat avec une coopérative d’accompagnement et d’emplois, avec une Cigale également. Enfin, en bout de chaîne, sur la même plateforme, il y a de la campagne de financement participatif pour mobiliser une communauté d’habitants, et pour aider au financement du projet. Pour l’instant, c’est un projet de nouvelle gamme de bières d’un brasserie qui est arrivé jusque là : La Voie Maltée. D’ailleurs, vous pouvez participer à son financement (encore 26 jours à compter du 5 janvier 2017). 
 
Bientôt en financement sur Domb’Innov, une conciergerie de territoire, une recyclerie créative, une crèche inter-entreprise et plein d’autres superbes projets. 
 
Ce qui est intéressant sur la plateforme, c’est que pour chaque projet, il y ait des interactions. Là, il nous reste encore du travail, sourit Sylvain avant de passer aux questions / réponses.
 
 

Questions-réponses avec les résidents de l’UV :

 

1. Techniquement, on a son site internet, peut-on ajouter une brique Let’s Co ?

Non, c’est un nouveau site, c’est vraiment un espace spécifique, qui peut avoir des fonctions de site et d’espace communautaire, mais ce n’est pas un module que tu viens plugger sur wordpress. Après, tu peux imaginer des passerelles mais ce n’est pas la solution privilégiée.

 2. A quel moment vous intervenez, dans la conception du site, mais après ?

Notre première valeur ajoutée, c’est une mission de conseil dans l’établissement du cahier des charges de la mise en place d’une plateforme web. Le plus souvent, le client ne s’est pas posé toutes les questions. Du coup, une partie de notre apport consiste à  réfléchir et enrichir le cahier des charges.
Ensuite, dans la réalisation, l’idée est que le client devienne autonome. A la base l’idée est de fournir des outils, pour que chaque organisation puisse créer et avoir la main sur tous ces contenus. Nous fournissons donc du conseil et de la formation sur la manière de réaliser ces contenus. Après, il y a de l’accompagnement sur l’animation, sur la façon de mobiliser autour d’un projet, soit en allant mobiliser son propre réseau, soit en développant ce réseau. 

3. Vous transmettez des outils, mais à qui ? Nous pourrions en bénéficier ?

L’idée dans le fond, c’est de considérer que ce n’est pas dans la technologie, que réside la valeur mais dans l’interactions entre les usages et l’adaptation de la technologie aux usages. Aujourd’hui, c’est grâce à la technologie que fonctionne Let’s Co, mais l’objectif, c’est de faire de tout cela un bien commun, dés que nous aurons trouvé le modèle économique qui nous permettra de le faire. 
Par exemple, l’outil est gratuitement mis à disposition de SEL. 
Sur la logique d’abonnement que nous proposons, c’est à la fois trop cher pour de petites structures et pas cher pour des plus grosses. Nous essayons de trouver un compromis sur l’accessibilité. Mais l’idée c’est de baisser de plus en plus la frontière de la gratuité.
L’objectif ultime, c’est de réussir à créer entre les organisations qui utilisent la même techno et qui participent à une même vision de société, plus de porosité et de synergies dans l’animation de leurs communautés pour mieux promouvoir une forme de culture de l’engagement chez les personnes. Avec des personnes qui peuvent être donateurs chez l’un, bénévole chez l’autre, être actif sur les réseaux sociaux pour relayer des infos pour un troisième. Créer ce réseau, cette connexion, et faire de Let’s Co un espace qui permet de faciliter des échanges de pratique et des échanges opérationnels entre ces organisations qui travaillent dans le même sens. C’est ça la vision.

4. Vous avez déjà des retours sur l’utilisation de ces outils ? Parce que je trouve la théorie et l’objectif très intéressants, mais dans le temps, comment ça peut fonctionner ?

Le retour des utilisateurs, c’est différents degrés de réussite par rapport aux intentions initialement exprimées. C’est lié à la culture de l’entreprise et le temps qu’elle va y dédier car cela questionne le modèle de l’organisation et son rapport à sa communauté. C’est d’ailleurs ce qui nous a amené à renforcer notre action de conseil et de formation, pour aider ces organisations à tirer meilleur partie de leur outil.
De notre côté, il y a un travail en cours de professionnalisation, d’écriture et de clarification des process. Il y a des réussites et il y a des choses qui marchent moins bien chez nos clients. Pour améliorer cette partie, nous écrivons actuellement des modules de conseils, de coaching, de formations, pour capitaliser sur des actions que nous avons réalisé et que nous allons améliorer comme : « mener une campagne de financement participatif » en intégrant toute la question de la planification d’une campagne. « Créer et animer une communauté online et en live ».
 

5. En fait Lets Co c’est donc une boîte de conseil et de formation ?

Pas seulement, c’est un mélange, nous faisons du développement informatique, c’est notre élément différenciant car nous disposons d’un outil qui est puissant et intéressant. Mais pour qu’il fonctionne vraiment, il faut se mettre dans une logique de mobilisation de sa communauté qui pose d’autres questions que celle de l’outil. 

6. D’après ce que vous dites, l’outil reste assez léger et a vocation à prendre de moins en moins de temps théoriquement ?

Nous avons deux grands chantiers en cours, l’un sur l’offre de conseil, accompagnement, formation, et l’autre c’est une nouvelle version de la plateforme.
La vie de ta plateforme doit reposer de façon croissante sur les interactions entre ses membres pour prendre en effet de moins en moins de temps à l’organisation, qui se positionne de plus en plus en facilitateur plutôt qu’en animateur.

7. Comment mesurer-vous l’impact de votre travail ? Comment mesurer les changements de comportement que cela induit ? 

Pour l’instant, nous manquons d’outils pour le faire. Pourtant c’est essentiel. Et c’est un des virages que nous entamons, n’être plus seulement concernés par le comment(de bons outils), mais plus par le résultat et l’impact. Mesurer l’efficacité et pour l’organisation et pour l’utilisateur.
  
Plusieurs des résidents de l’Usine Vivante partagent un repas en écoutant
la présentation et en postant leurs questions.