Solidons : questions réponses pour comprendre le projet et sa dimension collaborative

En passant par l’incubateur Ronalpia, Mickaël de Let’s Co a rencontré Ludovic de Solidons. Quelques années plus tard, Solidons utilise une plateforme Let’s Co pour produire son site, mettre en valeur ses campagnes événementielles et fédérer des communautés de soutien autour des projets en financement.

Solidons est une association lyonnaise dont la vocation est de soutenir le financement des entrepreneurs sociaux grâce à un prêt à taux zéro que les entrepreneurs s’engagent à partiellement rembourser en bénévolat de compétence. Pour cela, Solidons organise des collectes événementielles de solidons au sein d’établissements commerciaux. Ces solidons – une légère majoration de la note payée – sont reversés à 100% au profit d’entreprises à fort impact social sélectionnées par les contributeurs.

Logo Solidons financement entrepreneuriat social

Pour l’instant, deux campagnes tests ont été lancées autour de questions d’alimentation : In, le Fruit de Terre et Les Petites Cantines. Après l’été, d’autres campagnes sont prévues, mais nous ne pouvons pas en dire plus pour l’instant.

Qu’est ce qui a amené à créer Solidons ? Ou en êtes-vous ?

Ludovic a expérimenté la collecte de micro-dons au profit de structures d’intérêt général au sein d’un restaurant australien, en tant que client-contributeur. En tant qu’entrepreneur, il lui est venu à l’idée de dupliquer ce modèle de collecte au profit d’entrepreneurs sociaux. L’idée de Solidons, qui s’apparente à du financement participatif à grande échelle, est alors née de cette expérience.

Les profils respectifs des 3 co-fondateurs, orientés entrepreneuriat, finance et ESS, nous ont permis de déterminer le besoin et les limites du financement actuel des entrepreneurs sociaux et des besoins en compétences d’acteurs de l’ESS.

Nous nous sommes lancés dans l’aventure Solidons au mois de Janvier 2017. Cinq mois plus tard, nous avons réalisé plusieurs tests au sein de restaurants lyonnais, pris contact avec de nombreux acteurs du financement, de l’entrepreneuriat social et de l’ESS, développer un réseau de personnes et structures intéressées par le projet, et entrepris une diffusion de notre concept auprès du grand public, grâce à l’animation de pages sur les réseaux sociaux et d’un site internet, développé par Letsco. L’ensemble de ces actions nous pousse désormais à élargir nos ambitions, en démarchant de nouveaux réseaux d’établissements collecteurs, comme les boutiques orientées « mode et création » ou encore les fleuristes.

L’idée étant de parvenir à fédérer plusieurs réseaux, dans l’optique de réaliser de vrais campagnes Solidons avant la fin de l’année 2017.

Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés avec le site Solidons.fr ? Pourquoi avoir choisi une solution collaborative ?

L’une des composantes de notre solution de financement est la mise en proximité des entrepreneurs à financer et du grand public contributeur. Notre solution de financement intègre une multitude de parties prenantes entre lesquelles la transparence et l’accessibilité doivent être essentielles. Ainsi, la plateforme Letsco nous offre une solution collaborative permettant à tous ces acteurs d’entrer en contact et de se
suivre. En effet, les contributeurs sont invités à voter pour leur projet préféré sur cette plateforme, qui informe l’utilisateur de la chaine et de l’utilisation des financements octroyés. Les contributeurs, entrepreneurs et structures bénéficiaires du bénévolat de compétences peuvent ainsi entrer en contact et s’informer du suivi et des évolutions de chacun des projets soutenus.

Pourriez-vous décrire votre manière d’agencer votre utilisation de l’email, des réseaux sociaux, des moteurs de recherche, de votre site web, de l’organisation d’évènements, des relations médias, ou tout autre moyen de vous faire connaître ?

Pour faire connaître notre offre, nous utilisons principalement les réseaux sociaux, notre site Internet et l’envoi d’email. Sur les réseaux sociaux, nous publions régulièrement du contenu sur notre association (collecte, etc…) et du contenu sur des thèmes liés à notre activité : l’économie sociale et solidaire, le bénévolat de compétences, l’entrepreneuriat social.

Chaque jour, nous effectuons une veille de notre compte Twitter, Facebook et LinkedIn. Notre site Internet nous sert à relayer des informations sur Solidons, ses partenaires commerciaux, les projets soutenus. Nous le mettons à jour dès que possible. Quant à l’utilisation de l’email, cela nous permet de donner plus de renseignements sur notre structure à nos prospects.

Quel bilan dressez-vous de vos campagnes à ce jour ? Et qu’avez-vous dans les tuyaux pour 2017 ?

Les campagnes-tests réalisées jusqu’à présent nous ont permis d’ajuster notre stratégie de communication auprès du grand public et de commencer à constituer un réseau de partenaires collecteurs engagés à nos côtés au profit des entrepreneurs. Ces tests vont se poursuivre durant l’été, pour nous permettre d’évaluer le potentiel financier de nos actions futures. Au 4ème  trimestre 2017, nous ambitionnons de mener deux campagnes réelles de collecte, au sein de deux réseaux d’établissements collecteurs, les restaurateurs lyonnais et les boutiques « mode et création » de l’agglomération, afin de financer deux premiers entrepreneurs engagés dans les secteurs agro-alimentaire et mode.

 

Né en Mars 2017, Solidons est actuellement en cours de lancement. Vous pouvez suivre l’évolution de ce projet sur Facebook ou sur LinkedIn, consulter le FAQ sur leur site, ou encore lire l’article de RDEMarketing sur l’utilisation des réseaux sociaux par Solidons. Enfin, vous pouvez commentez cet article et entamer le dialogue avec l’équipe si vous avez des questions à leur poser.

Article co-écrit par Thomas de Let’s Co et Noémie de Solidons, que nous remercions chaleureusement.

Réseaux sociaux et communication web : ressources, recommandations et liens

Cet article est une liste de ressources mise à disposition d’entrepreneurs de la région Lyonnaise suite à l’organisation d’une session de formation sur les réseaux sociaux au service d’un projet professionnel organisé par le pôle territorial de coopération économique Domb’innov, partenaire de Let’s Co, et la coopérative d’entrepreneurs Elan Création, membre de Domb’innov.

Introduction au web social et à la culture participative

En préliminaire des aspects pratiques et de l’expérimentation dans les articles proposés ci-dessous, nous vous invitons à lire l’article sur le web social sur Wikipedia, ainsi que l’article sur la culture participative, qui sont sous-jacents dans les outils et pratiques évoqués ci-dessous et qui permettent de prendre un peu de hauteur avant de plonger la tête !

reseaux sociaux after dombinnov

La solution au Rubik’s Cube est un algoritme

Principes

1. Dédiez du temps à la recherche, à l’écoute, à la veille et à l’identification de sites, pages & profils Facebook, blogs, vidéos, infographies etc. qui vous plaisent pour vous en inspirer.
2.Expérimentez. Testez. Publiez. N’hésitez pas à faire des erreurs.
3. Partagez ce qui vous inspire, dîtes pourquoi cela vous inspire, citer vos sources d’inspirations et échangez avec celles et ceux qui apprécient les mêmes sources.

Usages des réseaux sociaux

> Quel réseau social choisir ? Source : Webmarketing.conseil
> Quel réseau social pour quoi faire ? Source : slideshare

Facebook

> Comparatif entre page, profil et groupe Source : Cyberjournalisme.net
Mieux Utiliser Facebook Source : blog du modérateur

Conseils de publications sur Facebook

– publiez de manière régulière
– ne vous intéressez pas qu’à votre page/votre profil : consacrez du temps à aller commenter les publications des autres. Cela entrainera des visites chez vous si vos propos sont pertinents pour celles et ceux qui les lisent
– soyez pertinents, constructifs et polis dans vos publications
– obtenez de l’engagement sur vos publications (partage et commentaires surtout) : poser des questions, citez d’autres pages/utilisateurs, demandez des avis
– publiez de l’image et de la vidéo avec du texte (le texte seul est moins visible)
– publiez du texte court avec des liens
– ne publiez pas uniquement vos productions (à moins d’être très inspiré) : partagez celles des autres
– cherchez les pages et les profils réunissant des communautés qui s’intéresseront à vous et regarder les pages likées par ces pages dans l’onglet Aimé par cette page en colonne de droite
– commenter les articles de médias / blogs qui traitent de vos thématiques (après les avoir identifié 🙂
– faites en sorte que votre communauté d’utilisateur produise du contenu avec vos produits/centres d’intérêts/textes
– enregistrez/mémorisez les heures, dates et type de contenus des publications qui ont marché et reproduisez les.
– autorisez-vous à vous répéter
– autorisez-vous à revenir commenter les publications qui ont le mieux fonctionné pour afficher des notifications sur les profils de toutes les personnes engagées
– faites des tests en variant les publications, évaluez ce qui marche le mieux et persistez dans cette direction
– posez des questions
– croisez vos points de présence : renvoyez depuis vos emails vers Facebook, depuis votre site vers Facebook, depuis votre site vers une newsletter, une page Slideshare, un profil LinkedIn
– utilisez la fonction de tag des profils (@nomdutlisateur ou @nomdelapage) et des pages pour produire une notification sur les profils / pages concernées (voir comment faire)
– donnez la parole à vos utilisateurs, vos partenaires, vos collaborateurs, vos clients
– sachez qu’une publication peut-être modifiée après publication
– apprenez à créer un évènement

Comprendre le fonctionnement de la visibilité sur Facebook

Edgerank Facebook, Accroitre la visibilité des publications d’une page Source : commentçamarche.net
> L’importance de l’image sur Facebook Source : istock.photo

Référencer votre entreprise sur Google maps

> Ajouter votre entreprise sur Google maps Source : blog Orson.io
A compléter par Google Business si vous n’avez pas de site web mais que vous voulez être visible sur Google
> Google Business Source : Google

Linkedin

> Bien débuter sur LinkedIn Source : Ludosln

Twitter

> Utilisez le moteur de recherche de Twitter pour trouver des journalistes, ou des partenaires, des médias, des blogueurs (il faut créer un compte pour utiliser ce moteur de recherche), d’autres entrepreneurs etc. Vous pouvez créer un compte Twitter sans l’utiliser, juste pour faire des recherches, de la veille etc.
> Sans créer de compte Twitter, utilisez Followerwonk pour chercher dans les biographies des utilisateurs Twitter. Ensuite, cherchez un moyen de contacter les profils qui vous intéressent
> Faites de la veille sur les hashtags (#motclé) qui vous concernent et qui rassemblent des contenus pertinents pour votre activité
> Si vous utilisez Twitter publiez en mentionnant d’autres utlisateurs (@nomdutilisateur) et / ou des #

> Comment utiliser un hashtag sur Twitter Source : Wikihow

Blogging

> Pourquoi créer un blog ? Source : conseil marketing

Référencement naturel (SEO pour search engine optimization)

Parce que les moteurs de recherche sont une des principales source de trafic vers un site internet, le SEO doit être connu et maitrisé, surtout dans le cas d’un site de e-commerce, d’entreprise ou pour tout projet comprenant un site avec des contenus riches et des mises à jour régulière.

> Comprendre le référencement naturel Source : La Team Web sur Slideshare
> Aspects techniques du référencement naturel Source : Abdoulaye Dieng sur Slideshare
> Elaborer une stratégie de référencement naturel Source : Yakaferci

Le référencement naturel est gratuit mais il prend du temps. Il exige que :

  • vous quittiez votre point de vue de créateur de projet
  • que vous vous mettiez à la place des utilisateurs qui ne vous connaissent pas
  • que vous listiez des expressions clés susceptibles d’être cherchés par votre cible
  • que vous vous intéressiez aux résultats de recherche de Google sur ces expressions clés
  • que vous créiez du contenu adapté sur votre site web

Si vous n’avez pas de site et que vous n’utilisez que Facebook, le référencement naturel ne vous intéresse pas, mais la réflexion sur les mots clés est tout de même pertinente !

> Trouver les bons mots clés de son site Source : agence KeaCrea
> Outils de mots clés de Google Source : Google

Référencement payant (publicité)

Google Adwords
> Créer sa première campagne Adwords Source : la Fabrique du Net

Facebook
> Créer un publicité sur Facebook Source : blog neocamino

LinkedIn
> Créer une campagne de publicité sur LinkedIn Source : socialmediapro

N’hésitez pas à compléter cette liste de vos remarques et de liens vers des ressources complémentaires !

reseaux-sociaux-usages

Source de l’image : Les Réseaux Sociaux et Nos Usages, sur Web Print Marketing 

Lancement du site de l’association Déclic CNV & Education

C’est avec une certaine fierté que nous vous annonçons le lancement du nouveau site de l’association Déclic CNV & Education. Plusieurs pages sont en construction mais n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

La plateforme dispose d’un blog, permet la création de profils pour rejoindre la communauté des acteurs de la CNV dans l’éducation, la création de groupes, et explique l’histoire et la raison d’être de l’association.

 

La page d’accueil du site Déclic CNV & Education

La communication NonViolente dans les familles et dans les structures accueillant des enfants et des jeunes

 

Pour en savoir plus

Voici une présentation par Catherine Schmider de la vocation de l’association créée fin 2014 pour oeuvrer à la transformation de la pratique éducative en France.

Let’s Co gagne le match des start-up civic tech #LeMondeSmartCities

Le 7 avril 2017, Jérémy Camus, présentait avec brio la société Let’s co devant plusieurs centaines de personnes réunies pour l’événement Le Monde Smart Cities.
Sa présentation a été salué avec celles de trois autres start-up de la civic tech. Retour sur ce beau moment de reconnaissance.

Organisé par Le Monde et le Grand Lyon, en partenariat avec L’Atelier BNP Paribas, cette journée était l’occasion d’interroger les relations entre la ville et la démocratie, d’écouter des présentations d’expériences pionnières en matière de gouvernance, d’entendre Carlo Ratti, directeur du Senseable City Lab du MIT, et d’assister à la remise des prix de l’innovation à 7 projets européens acteurs de l’innovation urbaine.

Mais le moment fort de cette journée, pour Let’s Co, c’était le match des start-ups qui réunissait quatre entreprises de la civic tech.

 

  • Open Source Politics, présenté par Virgile Deville, entreprise de l’ESS développe des plateformes libres et open source et anime des ateliers d’intelligence collective pour accompagner des acteurs publics, privés et associatifs dans leurs démarches participatives.
  • Civocracy, présenté par Chloé Pahud, développe une plateforme qui permet de rassembler des autorités politiques locales, entreprises, associations et des citoyens pour discuter et prendre des décisions sur des sujets qui les impliquent.
  • Urbee, présenté par Morgan Scheildt, est une application sur smartphone qui propose de relayer les informations d’un territoire en se passant de moteur de recherche.
  • Let’s co, présenté par Jéremy Camus, dont nous reproduisons la présentation ci-dessous.

Qualité de la présentation, impact de la solution et inclusion des citoyens : tels étaient les critères d’évaluation qui ont permis à Jérémy Camus d’emporter le plus grand nombre de votes du jury et du public. Voici les propos de Jérémy :

« Avant de vous présenter Let’s Co, je voulais commencer par vous parler de ce que nous connaissons tous :

  • ce village tous dont les services de proximités disparaissent les uns après les autres,
  • ce quartier dont les services publiques sont de plus en plus absents faute de moyens,
  • ou cette association locale dont les subventions en chute libre ne permettent plus de remplir ses missions sociales.

Mais face à ces constats peu optimistes, je voulais également vous parler de ce désir puissant d’engagement qui existe dans notre société. La preuve avec ces 20 millions de français qui chaque jour donne bénévolement de leur temps !

Notre grand projet chez Let’s co, c’est de répondre à ce désir d’engagement et de le mettre au service de ces villages, de ces quartiers et de ces associations en difficultés !

Pour cela, Let’s co développe une solution collaborative et toute une série d’outils qui facilitent l’engagement et favorisent une participation plus large des citoyens à la vie associative et à la vie publique locale.

Le plus simple pour comprendre concrètement ce que Let’s Co fait, c’est de vous parler :

  • ou encore des territoires ruraux de la Dombes et du Val de Saône qui utilisent notre solution pour inventer et construire avec leurs habitants de nouvelles réponses afin de bénéficier à nouveau des services de proximité et de retisser du lien social. Une conciergerie rurale et une épicerie collaborative portée par les habitants naitront prochainement sur ces territoires.

Enfin, j’ai envie de vous dire que Let’s Co souhaite rendre sa solution accessible au plus grand nombre afin d’optimiser son impact social !

Merci pour votre attention ! »

Jérémy Camus

Let's Co

Pour en savoir plus sur cette journée, vous pouvez consulter cette présentation Storify réalisée par Open Source Politics.

Organisations et communautés

Organisations et communautés

« Si une organisation désire cultiver des communautés, il s’agira aussi de créer un contexte dans lequel ces communautés peuvent s’épanouir. Aujourd’hui, de nombreuses communautés de pratique évoluent au sein ou au travers d’organisations qui les influencent de bien des façons. Et la plupart des échecs communautaires sont au moins partiellement attribuables à un manque de compréhension ou d’appui de la part des organisations. L’aspect organisationnel constitue donc un facteur de réussite déterminant de l’équation.


La création d’un tel environnement n’est pas une tâche facile. Nos organisations ont vu le jour à une époque où le processus formel était plus important comme source de création de valeur que le savoir, l’apprentissage et l’interprétation active. L’engagement personnel et l’attention à l’apprentissage qui sont l’empreinte des communautés de pratique épanouies y trouveront donc moins bon accueil. Il ne s’agit pas ici de diaboliser les organisations et d’idéaliser les communautés. Les unes et les autres ont leur côté sombre.


Tout comme les organisations peuvent être bureaucratiques, âprement politiques, et concentrées sur des mesures improductives, les communautés peuvent être étroites d’esprit et discriminatoires. Mais elles ont toutes les deux leur bon côté. De la même manière que les communautés créent un contexte pour l’identité professionnelle et l’apprentissage des praticiens, les organisations offrent aux communautés un contexte caractérisé par les défis majeurs, la coordination complexe et la gestion délibérée des ressources.


Je ne crois pas que les communautés soient destinées à remplacer les organisations. Au lieu de choisir entre les structures, il convient de les intégrer de façon productive. Les organisations et les communautés ont toujours coexisté, menant des vies parallèles, pour ainsi dire. Aujourd’hui, elles doivent apprendre à se reconnaître mutuellement et à collaborer de manière à ce que chacune permette à l’autre de faire le travail qu’elle sait mieux faire. »

Etienne Wenger, extrait de la préface du rapport du CEFRIO : Travailler, Apprendre et Collaborer en Réseau, publié en 2005, dont vous trouverez une version synthétique et à jour sur le site communaute.cefrio.qc.ca. Sont abordés :  

  1. la définition et l’utilité d’une communauté de pratique
  2. la planification, l’outillage et le lancement d’une communauté de pratique
  3. la maturité et l’évolution de l’organisation et de la communauté de pratique

Merci de nous lire et bonnes lectures !

Quatre moyens d’animation pour faire avancer votre communauté

Quatre moyens d’animation pour faire avancer votre communauté

L’équipe Let’s Co de Crest (dans la Drôme) reçoit Jean-Michel Cornu la semaine prochaine pour deux journées de réflexion. Si vous avez des questions à poser sur l’animation de communautés, n’hésitez pas à écrire un commentaire à ce post, nous relaierons et nous vous tiendrons au courant de nos échanges.

En attendant, voici un extrait du livre de Jean-Michel Cornu Le Guide de l’Animateur, Une heure par semaine pour animer une communauté.

« Comment faciliter l’entraide, les échanges, les projets collectifs ? Cela nécessite 4 types d’activités. Souvent, les groupes en négligent l’une ou l’autre qui devient alors leur maillon faible.

Les quatre activités

  • Informations. Ces flux d’actualités permettent au plus grand nombre, dans et en dehors de la communauté, de suivre régulièrement ce qui se passe, de « s’accrocher au wagon ».
  • Rencontres. Qu’ils soient en présentiel ou à distance, ces moments synchrones accélèrent les projets et facilitent l’implication des plus actifs.
  • Discussions entre les rencontres. Ces échanges asynchrones (tout le monde ne suit pas au même moment) sont très importants, en particulier pour ceux qui sont en posture d’observateurs, qui ne participent pas aux rencontres (ou pas à toutes) , mais qui pourront par la suite s’impliquer dans un projet tout en ayant suivi que partiellement son déroulement.
  • Espace de partage. Contrairement aux « informations-actualités », dont le temps efface souvent la trace, il s’agit de classer les informations afin de les retrouver, quel que soit le moment où elles ont été diffusées. Un nouvel arrivant dans le groupe ou une personne jusque-là peu impliquée doit pouvoir trouver facilement une information, même ancienne, si l’on veut faciliter son implication. »
Source : Jean-Michel Cornu Le Guide de l’Animateur, Une heure par semaine pour animer une communauté. Cet ouvrage est disponible à partir de cette page du site de Jean Michel Cornu. Vous devrez seulement renseigner votre email.

Les fondamentaux du crowdfunding

Le crowdfunding, tout le monde en a entendu parler, mais personne ne sait vraiment l’expliquer. En tout cas, pas complètement. Voici quelques éclairages de base sur un mode de financement qui a plus que jamais de l’avenir.

Financer un projet

Financer l’idée d’un porteur de projet. Source de l’image.

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

 

Le crowdfunding ou financement participatif décrit un mode de financement faisant appel à un très grand nombre d’investisseurs, dans le but de récolter des fonds pour un projet. Ce système permet à un porteur de projet d’être mis en relation avec une communauté d’internautes qui souhaitent le soutenir financièrement.  Comment ? Par l’intermédiaire d’un site ou d’une plateforme Internet.

Le terme « crowdfunding » décrit dès lors un ensemble d‘outils et de méthodes de transactions financières entre les individus, avec peu ou pas d’intermédiaires du monde financier traditionnel.

Les variantes du crowdfunding

 

Le don avec ou sans contrepartie

 

Le don est la plus ancienne forme de crowdfunding. Initialement très utilisé dans le financement de projets humanitaires, il s’est aujourd’hui étendu à toutes sortes de projets. On peut distinguer deux catégories de don : le don avec contrepartie et le don sans contrepartie.

Lors d’une campagne de don avec contreparties, l’internaute « donne » une somme d’argent à un porteur de projet en échange d’une contrepartie, le plus souvent matérielle.  En échange de ce « don », le porteur de projet s’engage à envoyer un goodie (un objet promotionnel) ou parfois, son produit en « avant-première ». Bref, l’internaute préachète quelque chose qui n’existera que si les internautes acceptent de le préacheter !

Lors d’une campagne de don sans contreparties, en revanche, les dons sont désintéressés ; aucune contrepartie n’est proposée en échange du soutien financier.

Le don avec ou sans contrepartie est le mode de financement participatif emblématique. Et la raison est simple : le concept est souple. Si vous avez besoin de fonds pour financer un objet innovant, un événement,  votre entreprise – bref, n’importe quoi, ou presque -, vous demandez aux internautes de vous aider financièrement, selon leurs moyens.

Exemple : une personne veut collecter des fonds pour enregistrer son disque. En cas de don avec contrepartie, elle peut par exemple proposer aux contributeurs de leur envoyer son disque, une fois celui-ci enregistré et produit.

L’investissement participatif ou crowdequity 

 

Dans le cas d’un investissement participatif, l’internaute accepte d’investir dans un projet, à condition d’acquérir des parts dans l’entreprise financée, directement ou indirectement.

Exemple : une entreprise a besoin de 75 000€. Un internaute investit en contrepartie de parts de l’entreprise (le nombre de parts sociales sera calculé en fonction de l’investissement). Le contributeur devient donc « un actionnaire » de l’entreprise qu’il soutient financièrement.

Le prêt participatif ou crowdlending

 

L’internaute prête une somme d’argent au porteur de projet afin de le financer. La somme prêtée va lui être remboursée par mensualité, avec ou sans intérêts, et sur un délai prédéfini.

Exemple : un boulanger a besoin de 10 000€ pour l’achat d’un nouveau four à pain. Ses « prêteurs » vont être remboursés chaque mois de X euros, pendant X mois.

Bref, vous l’aurez, à chaque projet, sa solution. À chaque projet, son crowdfunding !

Fédérez votre communauté avant de lancer un financement participatif !


Poursuivre la lecture

Animation de communauté : le rôle du facilitateur

Comment animer une communauté de personnes qui n’ont pas le temps, quand on n’a soi-même pas le temps ? Avec une organisation bien rodée, l’animation de communauté peut être facilitée. La ressource clé ? Le facilitateur.

Animer une communauté grâce à un facilitateur. Animer une communauté grâce au facilitateur ! Source de l’image


Qu’est-ce que c’est, un facilitateur ?

Le facilitateur possède un rôle d’animation de groupe. Il est la personne qui aide la communauté à vivre et à se développer ; il facilite le lien entre les projets et la communauté, en s’assurant notamment de l’existence de rencontres physiques et d’échanges sur internet.

Grâce à une organisation particulière, le facilitateur, avec une heure par semaine, peut efficacement gérer le rôle d’animation de communauté.

Animer une communauté : 4 clés pour gagner du temps

Avant toute chose, gardez à l’esprit que même si vous êtes le facilitateur, vous ne devez pas être seul ! Démarrez avec quelques éléments forts : 3 à 12 personnes qui initient la communauté. Si la communauté existe déjà, trouvez quelques volontaires. Vos principales tâches initiales seront les suivantes :

  1. Trouvez 2 ou 3 projets. Au lieu de créer une communauté autour d’un seul projet, ayez plusieurs projets autour d’une communauté. Avec ces projets, les membres auront un sentiment d’activité, ce qui impliquera plus de participation.
  2. Essayez d’avoir une centaine de membres: Avec 10 ou 20% de taux de participation, avoir une centaine de membres vous permet d’avoir toujours une dizaine de participants. Le niveau d’activité sera suffisant et incitera de nouveaux membres à participer.
  3. Ayez un lieu de rencontre. Prévoyez la possibilité de vous réunir physiquement, ou en ligne lorsque la rencontre physique n’est pas possible ou pas nécessaire.
  4. Ayez un outil pour discuter entre les rencontres. Un outil asynchrone ou « push » (qui arrive directement dans la boite mail de chaque participant, plutôt que de lui demander d’aller sur un site) permet de toucher les « observateurs » qui ne sont pas encore actifs dans le groupe.

Préparer le suivi des projets

Pour suivre vos projets efficacement, il est nécessaire de mettre en place une feuille de suivi (un simple tableau, partagé sur un framacalc par exemple) contenant les coordonnées des référents des différents projets (adresse email, numéro de téléphone, identifiant Skype ou Snapchat, etc.) et le moment auquel les joindre.

mobilisation de communauté

Préparez le suivi de vos projets

Tâchez d’obtenir un retour périodique sur l’avancement des projets ; contactez chaque référent environ une fois par mois. Partagez l’essentiel de cette discussion avec les autres.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un plan d’action complet ; ce qui est important, c’est que chaque projet ait une « prochaine étape » bien définie.

En effet, le partage de la prochaine étape avec le reste de la communauté permet de faciliter la participation au projet de nouveaux membres. En effet, si les membres de la communauté voient passer des informations sur l’avancement des projets, ils auront tendance à poser des questions, à fournir des éléments de leur veille qui pourraient intéresser le reste de la communauté, à indiquer une personne ressource etc.

Ce que le facilitateur doit faire chaque semaine

Chaque semaine, le facilitateur bloque une heure – et seulement une heure – durant laquelle il avance au maximum. Le principal est que chaque semaine, la communauté voit les choses avancer. Les 3 choses à faire :

  1. Contactez entre 1 et 3 référents de projets (en priorité ceux qui n’ont pas publié sur la liste depuis longtemps). Posez-leur 3 questions :
  • Quelle est la prochaine étape ?
  • À quelle date ?
  • Cette information se retrouve-t-elle sur la liste ?
  1. Vérifiez qu’une date générale soit fixée pour la prochaine réunion générale de la communauté. Si tel n’est pas le cas, lancer un sondage Framadate.

  2. Vérifier que l’info est bien passée sur la mailing list ou faites la passer vous-même.

Même si la plupart des membres de la communauté ne verront pas directement votre action, considérez qu’il s’agit d’un « rendez-vous avec la communauté ». Prenez ce rendez-vous avec autant de sérieux que n’importe quel rendez-vous :

  1. Choisissez la date et l’heure, et inscrivez-la dans votre agenda. N’hésitez pas à changer de plage horaire afin de vous adapter aux horaires des référents.
  2. Si vous risquez de ne pas pouvoir garder la même heure pendant plus d’une semaine, trouvez quelqu’un qui pourra vous aider en appelant les référents les semaines où vous êtes indisponible.
  3. Si vous avez un empêchement, n’annulez pas le rendez-vous; déplacez-le à un autre moment de la semaine.
  4. Dans le cas où vous ne pourriez plus assurer le rôle de facilitateur, prévenez la communauté et trouvez/formez un nouveau facilitateur.

 

Et vous, quelles sont vos astuces pour animer efficacement une communauté en ligne ? Avez-vous déja était en position de facilitateur d’une communauté en ligne ou prévoyez-vous de le faire ?

Article adapté du webinaire de Jean-Michel Cornu  « Le facilitateur, le rôle clé pour l’animation de communauté« , rédigé par Stéphane pour Let’s Co.

Pour prolonger cette lecture vous pouvez télécharger le livre de Jean-Michel Cornu "Le Guide de l'Animateur" 1 heure par semaine pour animer une communauté, aux éditions Fip.

Télécharger gratuitement "Le Guide de l'Animateur"

Fédérez votre communauté avant de lancer un financement participatif

Fédérez votre communauté avant de lancer un financement participatif

Vous pensez mettre en place une campagne de financement participatif pour créer votre projet ? Vous avez planché sur ce type de campagne et vous êtes sur le point de la démarrer ? Bien ! Développer une communauté en ligne vous aidera à améliorer considérablement vos résultats et à développer un groupe de contributeurs actifs avant, pendant et après votre campagne.

Une communauté en ligne, c’est quoi ?

 

Une communauté en ligne peut être définie comme un groupe de personnes partageant – sur le webla même passion, les mêmes valeurs ou la même vision, et acceptant d’accorder leur attention, d’ouvrir leurs réseaux et parfois leurs portefeuilles.

Elle permet donc à ses membres de partager des informations, de faire des suggestions, de répondre à des idées, mais aussi de mettre en commun toutes sortes de ressources.

Le résultat ? Un espace propice à la participation et à la co-construction.

« C’est là que ça se passe »
Source : The Beauty of Conversations

Deux types de communautés en ligne

La communauté ‘territoriale’

Dans une communauté ‘territoriale’, les membres partagent un territoire. Par exemple, si vous collectez des fonds pour créer un magasin coopératif et participatif dans votre ville, votre principal public sera constitué d’habitants de la ville.

La communauté ‘nationale’ ou ‘internationale’

Dans une communauté ‘nationale’ ou ‘internationale’, les membres partagent la même langue. Par exemple, si vous vous lancez dans la réalisation d’un film documentaire sur la revitalisation des centres villes dans les petites villes de province, votre public peut habiter n’importe où pour autant qu’il se sente concerné par votre projet.

« Il vous faut créer un maximum d’interactions entre les rencontres en face à face et les échanges réalisés en ligne. » Mickaël Berrebi, co-fondateur de Let’s Co.

internetDe l’intérêt de se concentrer sur les conséquences des réseaux numériques sur le monde physique.
Source de l’image : Denis Skley via Flick’r – CC BY 2.0

Comment créer une communauté en ligne ?


Fédérer une communauté ‘territoriale’

Si vous souhaitez créer une communauté ‘territoriale’, un de vos objectifs consiste à mobiliser l’attention des habitants vers votre communauté en ligne, dans le but de stimuler les échanges entre les membres sur le Web.

Pour ce faire, vous avez besoin d’une plateforme permettant la constitution de votre communauté : un blog, un groupe de discussion, une page sur les réseaux sociaux. Ensuite, faites connaître votre vision et votre communauté en ligne dans le monde réel. Pour cela, vous pouvez par exemple :

  • Disposer des plaquettes d’information ou des affiches dans les cafés, les épiceries, les commerces, etc. ;
  • Organiser des rencontres pour présenter votre projet ;
  • Inviter des journalistes ou tout autre acteur de l’information pouvant être concerné.


Gardez à l’esprit que la réussite de votre campagne dépend étroitement des pratiques de partage et de publication des personnes que vous allez réunir : plus ces personnes seront avancées dans leur usage de l’email ou des médias sociaux, plus la distribution de l’information pourra être efficace.

Fédérer une communauté ‘nationale’ ou ‘internationale’

Si votre communauté en ligne porte sur une zone géographique étendue rendant impossible la rencontre en face à face, votre zone d’action se concentrera sur le web.

Commencez par un travail de recherche et d’indexation des communautés avec lesquelles échanger : sites web, blogs, pages Facebook, utilisateurs de Twitter, de Google Plus etc.  Si vous avez déjà un réseau conséquent ou une liste de contacts qualifiés, commencez par là.

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La recherche, une activité clés pour identifier les bons contacts et les ressources
pertinentes pour votre communauté. Source de l’image : Netpublic.fr

Comment votre communauté peut vous aider

Bien organisées, les communautés en ligne peuvent augmenter considérablement vos chances de succès ! Voici comment.

AVANT le lancement de la campagne

Utilisez la communauté comme un moyen de tester les hypothèses sous-jacentes de votre campagne. Questionnez votre message, votre concept, votre image. Posez des questions et impliquez la communauté concernant votre campagne avant son lancement ; collectez des avis et des commentaires sur ce qui a le plus de chances de fonctionner.

Servez-vous la communauté en ligne pour accroître votre liste d’ambassadeurs, de sponsors, de donateurs ou d’investisseurs potentiels.

Demandez aux membres de votre communauté d’inviter d’autres personnes à rejoindre le mouvement. Bref, ouvrez un maximum de portes à tous les soutiens potentiels !

PENDANT la campagne

Durant votre campagne, les destinataires peuvent avoir des questions précises sur votre projet. Si répondre au cas par cas est parfois nécessaire, n’hésitez pas à publier les questions/réponses de vos utilisateurs pour toute la communauté : les membres pourront s’aider les uns les autres.

Créez des dispositifs pour stimuler la discussion, l’interaction et le partage d’idées entre les utilisateurs. Pensez vos dispositifs de communication pour permettre à votre communauté de s’approprier et d’adapter vos messages.

Surtout, profitez des blogs, de Facebook, Twitter, Youtube, ou Google. Utilisez ces plateformes et tirez-en parti ! N’hésitez pas non plus à profiter des carnets d’adresses de vos membres.

 


Image adaptée de The Art of Meaningfull Conversations


APRES la campagne

Les pages de projets sur les plateformes de crowdfunding cessent trop souvent d’être animées une fois la campagne terminée… Gardez à l’esprit que votre communauté fait partie intégrante du succès de votre projet. Remerciez la, informez la de vos progrès, partagez des photos, des vidéos de l’avancement du projet. Maintenez le contact et permettez à ceux qui le souhaitent de s’investir d’avantage.

Et n’oubliez pas qu’une communauté en ligne qui vous a accompagné depuis le début de votre projet peut devenir un vrai soutien pour d’autres activités.

 

Adapté par Thomas et Stéphane depuis l’article Why You Want to have an Online Community before and during a Crowdfunding Campaign, écrit par de Bill Eager, auteur et expert en marketing.

Présentation de Let’s Co à l’Usine Vivante

Présentation de Let’s Co à l’Usine Vivante

A l’Usine Vivante, où une partie de notre équipe est résidente depuis septembre dernier, sont organisés des moments pour que les organisations se présentent aux autres résidents.
Cette fois, c’était à Let’s Co de se présenter.
 
Le 5 décembre 2016, Mickaël Berrebi et Sylvain Dumas ont présenté les activités de Let’s Co, ils ont montré quelques réalisations et ont partagé avec d’autres résidents de l’Usine Vivante, tiers lieux en cours de création à Crest dans la Drôme, leurs projets et leur vision pour les années qui viennent. 
 
Petit compte rendu d’une heure de présentation et de discussion avec Sylvain et Mickaël.
 

C’est quoi Lets Co ?

 
Lets Co édite des plateformes web d’animation de communautés et de financement participatif. A ce titre, Let‘s Co fournit pa exemple le logiciel utilisé par la banque La Nef pour proposer Zeste.coop, le site qui a hébergé la campagne de crowdfunding de l’Usine vivante en septembre dernier, dont vous avez sans doute entendu parler.
 
« Le travail de Let‘s Co, c’est de faire participer des gens à des projets. »
explique Mickaël Berrebi, co-fondateur du projet. Mickaël poursuit :
« notre métier est donc à cheval entre : une offre technique, mettre à disposition d’organisation des plateformes collaboratives, et une offre de conseil, d’accompagnement et de formation, pour aider les organisations à mobiliser une communauté autour de leur projet, d’un événement, une campagne de financement, de mobilisation ou de communication, d’un concours ou autre.Cela prend la forme d’animations en ligne mais aussi de rencontres en en face à face, detravail en groupe... » 
C’est l’interaction entre ces activités en ligne et en présence, qui est au coeur de la réussite d’un projet.

Mickaël Berrebi Cofondateur de Let's Co
Mickaël Berrebi, co-fondateur de Let’s Co 

L’histoire de Let‘s Co commence en 2008 avec une association fondée à Lyon par Jérémy Camus dénommée Xetic (qui a depuis fusionné avec l’association Entrepreneurs du Monde. Let’s Co est donc né avec l’apport de la microfinance au secteur de la solidarité internationale. Si vous ne connaissez pas Kiva.org ou Babyloan.org allez jeter un oeil.

Aujourd’hui Let’s Co se développe au service d’associations, de collectivités, de réseaux d’acteurs de l’économie sociale et solidaire et du développement local, en France principalement, sans exclure un développement à l’international dans des pays du Sud dans les années à venir. La volonté est de permettre à des organisations de petite taille de bénéficier des développements de la plateforme financés par des organisations de taille plus importante. Nous souhaiterions à terme permettre un usage presque gratuit de la plateforme, comme nous le faisons pour les SEL (Systèmes d’Echanges Locaux, tel que le Sel  des Cabornes), mais il nous faut construire le modèle économique le permettant.
 

La valeur ajoutée de Let’s Co ?

 
Ce que Let’s Co souhaite apporter comme valeur ajoutée, c’est que des projets comme l’Usine Vivante par exemple puissent rester et consolider le lien avec leurs bénévoles, adhérents, résidents et leurs soutiens locaux, pour créer un écosystème actif et porteur au service du projet.
 
« La valeur ajoutée, ce n’est pas seulement le site web, c’est surtout d’assister et d’amplifier l’intention et les pratiques communautaires qui le structurent » résume Mickaël.
« Renforcer et outiller une communauté en soutien à un projet, c’est ça la mission Let’s Co. » souligne Sylvain.
 Concrètement, deux exemples de plateformes mis en place par Let’s Co : le concours Fablife d’Handicap International et le PTCE Domb’Innov.
 
Le concours Fablife, organisé par l’ONG Handicap International, est organisé pour mettre en valeur les parents d’enfants handicapés qui ont développé des astuces pour gérer la problématique de leur enfant. Les parents y gagnent un peu de reconnaissance en partageant leur fabrication dans une logique open source. Les parents mettent en avant une innovation, par exemple le ferme porte, ils décrivent leur fabrication, ils peuvent échanger dans des logiques de réseaux sociaux, d’autres parents vont devenir fan, suivre les actualités ou aimer le projet. Vous pouvez télécharger les plans de l’invention aussi, d’où la référence à l’open source : pas de brevet, du partage pour le plus grand nombre ! Parfois les plans sont maquettés de manière très détaillée pour que d’autres personnes puissent le répliquer ou que d’autres qui travaillent dans un fablab puissent l’améliorer ou que d’autres qui ont une petite production industrielle, puissent le produire à plus grande échelle afin que ce qui était de l’artisanat ou du bricolage soit mis à la portée du plus grand nombre. Là, nous sommes dans la mise en valeur d’initiatives, la création de liens entre les personnes, et ça marche car le concours est reconduit depuis plusieurs années. 
 
Autre client, Domb’Innov, à qui Lets Co fourni une plateforme. Domb’Innov, c’est un PTCE, un pôle territorial de coopération économique. Un PTCE est un  rassemblement d’acteurs, par exemple des structures d’insertion ou une association de parents autour d’une crèche, des entreprises comme une brasserie du territoire. Le PTCE réunit une multitude d’acteurs qui se retrouve dans une structure juridique, et la mission de cette structure consiste à mettre en valeur tous les acteurs qui la composent. 
 
A la base, la mission de Let’s Co a été d’animer sur le territoire de la Dombes des forums ouverts, pour faire émerger des idées de projets par les habitants. Puis, ces idées ont été mises sur une plateforme web pour permettre la mise en réseaux de personnes compétentes et motivées pour soutenir ces projets, rester au courant des actualités d’un projet. Puis, il y a eu un travail d’accompagnement des porteurs de projet avec un partenariat avec une coopérative d’accompagnement et d’emplois, avec une Cigale également. Enfin, en bout de chaîne, sur la même plateforme, il y a de la campagne de financement participatif pour mobiliser une communauté d’habitants, et pour aider au financement du projet. Pour l’instant, c’est un projet de nouvelle gamme de bières d’un brasserie qui est arrivé jusque là : La Voie Maltée. D’ailleurs, vous pouvez participer à son financement (encore 26 jours à compter du 5 janvier 2017). 
 
Bientôt en financement sur Domb’Innov, une conciergerie de territoire, une recyclerie créative, une crèche inter-entreprise et plein d’autres superbes projets. 
 
Ce qui est intéressant sur la plateforme, c’est que pour chaque projet, il y ait des interactions. Là, il nous reste encore du travail, sourit Sylvain avant de passer aux questions / réponses.
 
 

Questions-réponses avec les résidents de l’UV :

 

1. Techniquement, on a son site internet, peut-on ajouter une brique Let’s Co ?

Non, c’est un nouveau site, c’est vraiment un espace spécifique, qui peut avoir des fonctions de site et d’espace communautaire, mais ce n’est pas un module que tu viens plugger sur wordpress. Après, tu peux imaginer des passerelles mais ce n’est pas la solution privilégiée.

 2. A quel moment vous intervenez, dans la conception du site, mais après ?

Notre première valeur ajoutée, c’est une mission de conseil dans l’établissement du cahier des charges de la mise en place d’une plateforme web. Le plus souvent, le client ne s’est pas posé toutes les questions. Du coup, une partie de notre apport consiste à  réfléchir et enrichir le cahier des charges.
Ensuite, dans la réalisation, l’idée est que le client devienne autonome. A la base l’idée est de fournir des outils, pour que chaque organisation puisse créer et avoir la main sur tous ces contenus. Nous fournissons donc du conseil et de la formation sur la manière de réaliser ces contenus. Après, il y a de l’accompagnement sur l’animation, sur la façon de mobiliser autour d’un projet, soit en allant mobiliser son propre réseau, soit en développant ce réseau. 

3. Vous transmettez des outils, mais à qui ? Nous pourrions en bénéficier ?

L’idée dans le fond, c’est de considérer que ce n’est pas dans la technologie, que réside la valeur mais dans l’interactions entre les usages et l’adaptation de la technologie aux usages. Aujourd’hui, c’est grâce à la technologie que fonctionne Let’s Co, mais l’objectif, c’est de faire de tout cela un bien commun, dés que nous aurons trouvé le modèle économique qui nous permettra de le faire. 
Par exemple, l’outil est gratuitement mis à disposition de SEL. 
Sur la logique d’abonnement que nous proposons, c’est à la fois trop cher pour de petites structures et pas cher pour des plus grosses. Nous essayons de trouver un compromis sur l’accessibilité. Mais l’idée c’est de baisser de plus en plus la frontière de la gratuité.
L’objectif ultime, c’est de réussir à créer entre les organisations qui utilisent la même techno et qui participent à une même vision de société, plus de porosité et de synergies dans l’animation de leurs communautés pour mieux promouvoir une forme de culture de l’engagement chez les personnes. Avec des personnes qui peuvent être donateurs chez l’un, bénévole chez l’autre, être actif sur les réseaux sociaux pour relayer des infos pour un troisième. Créer ce réseau, cette connexion, et faire de Let’s Co un espace qui permet de faciliter des échanges de pratique et des échanges opérationnels entre ces organisations qui travaillent dans le même sens. C’est ça la vision.

4. Vous avez déjà des retours sur l’utilisation de ces outils ? Parce que je trouve la théorie et l’objectif très intéressants, mais dans le temps, comment ça peut fonctionner ?

Le retour des utilisateurs, c’est différents degrés de réussite par rapport aux intentions initialement exprimées. C’est lié à la culture de l’entreprise et le temps qu’elle va y dédier car cela questionne le modèle de l’organisation et son rapport à sa communauté. C’est d’ailleurs ce qui nous a amené à renforcer notre action de conseil et de formation, pour aider ces organisations à tirer meilleur partie de leur outil.
De notre côté, il y a un travail en cours de professionnalisation, d’écriture et de clarification des process. Il y a des réussites et il y a des choses qui marchent moins bien chez nos clients. Pour améliorer cette partie, nous écrivons actuellement des modules de conseils, de coaching, de formations, pour capitaliser sur des actions que nous avons réalisé et que nous allons améliorer comme : « mener une campagne de financement participatif » en intégrant toute la question de la planification d’une campagne. « Créer et animer une communauté online et en live ».
 

5. En fait Lets Co c’est donc une boîte de conseil et de formation ?

Pas seulement, c’est un mélange, nous faisons du développement informatique, c’est notre élément différenciant car nous disposons d’un outil qui est puissant et intéressant. Mais pour qu’il fonctionne vraiment, il faut se mettre dans une logique de mobilisation de sa communauté qui pose d’autres questions que celle de l’outil. 

6. D’après ce que vous dites, l’outil reste assez léger et a vocation à prendre de moins en moins de temps théoriquement ?

Nous avons deux grands chantiers en cours, l’un sur l’offre de conseil, accompagnement, formation, et l’autre c’est une nouvelle version de la plateforme.
La vie de ta plateforme doit reposer de façon croissante sur les interactions entre ses membres pour prendre en effet de moins en moins de temps à l’organisation, qui se positionne de plus en plus en facilitateur plutôt qu’en animateur.

7. Comment mesurer-vous l’impact de votre travail ? Comment mesurer les changements de comportement que cela induit ? 

Pour l’instant, nous manquons d’outils pour le faire. Pourtant c’est essentiel. Et c’est un des virages que nous entamons, n’être plus seulement concernés par le comment(de bons outils), mais plus par le résultat et l’impact. Mesurer l’efficacité et pour l’organisation et pour l’utilisateur.
  
Plusieurs des résidents de l’Usine Vivante partagent un repas en écoutant
la présentation et en postant leurs questions.